En vous souhaitant bonne réception : Formule correcte

| Idées principales | Détails et conseils |
|---|---|
| 🔍 Distinction grammaticale entre deux formules | « En vous souhaitant » utilise le gérondif classique. « Vous en souhaitant » reprend un objet antérieur. |
| ❌ L’erreur la plus grave à éviter | Ne jamais cumuler deux « en » successifs : « En vous en souhaitant » est incorrect et lourd. |
| ✉️ Contextes appropriés pour cette formule | Utiliser avec contrats, dossiers administratifs, rapports légaux et premiers échanges professionnels formels. |
| 👥 Cas à éviter absolument | Entre collègues proches, en communication interne répétitive ou dans échanges urgents où elle paraît trop solennelle. |
| 💡 Alternatives modernes recommandées | Préférer « Bonne réception », « Je reste à votre disposition » ou « Cordialement » seul. |
| ⚠️ Erreurs récurrentes à corriger | Ajouter une virgule avant la formule, éviter les accumulations de politesses et placer au bon endroit. |
Un mail envoyé à un DRH, un contrat transmis à un client, un dossier administratif parti à la préfecture… et là, la panique : comment terminer ce message ? J’ai vu des dizaines de professionnels buter sur cette question lors de mes formations.
La formule « en vous souhaitant bonne réception » revient souvent, parfois bien utilisée, parfois massacrée. Faisons le point ensemble, sans chichi.
🔍 Différence grammaticale entre « en vous souhaitant » et « vous en souhaitant »

La confusion entre ces deux tournures est extrêmement répandue. Pourtant, leur construction obéit à des logiques bien distinctes. « En vous souhaitant bonne réception » suit la règle classique du gérondif français : préposition « en » + pronom personnel « vous » + participe présent « souhaitant ». Basique, propre, efficace.
La formule « vous en souhaitant bonne réception », elle, fonctionne différemment. Le pronom « en » y reprend un objet déjà mentionné dans le texte, souvent un document ou un rapport cité juste avant. Cette construction convient davantage aux mails groupés ou aux notifications collectives où l’on fait référence à une pièce nommée explicitement quelques lignes plus haut. Sans ce référent clair, elle perd toute pertinence grammaticale.
L’erreur la plus grave ? Écrire « En vous en souhaitant bonne réception ». Cette formulation cumule deux « en » successifs, résultat d’une fusion maladroite entre « En vous souhaitant » et « Je vous en souhaite ». C’est lourd, incorrect, et cela saute aux yeux d’un lecteur attentif. J’ai croisé cette coquille dans des courriers de cadres dirigeants… personne n’est à l’abri.
L’influence de l’oral joue beaucoup dans cette persistance. À l’oreille, la différence entre « en vous » et « vous en » s’entend à peine. Quand on passe à l’écrit rapidement, surtout via dictée vocale, la confusion s’installe presque naturellement. La digitalisation des échanges professionnels, avec ses mails rédigés en deux minutes sur mobile, a clairement amplifié le phénomène.
✉️ Dans quels contextes utiliser « en vous souhaitant bonne réception » ?
Cette formule n’est pas universelle. Elle a sa place dans des situations précises, et l’ignorer, c’est soit passer pour trop formel, soit rater l’occasion de marquer son professionnalisme.
Voici les contextes où elle s’impose naturellement :
- 📄 Transmission de contrats, devis ou propositions commerciales à un nouveau client
- 📁 Envoi d’un dossier de candidature exhaustif (CV + lettre de motivation)
- 🏛️ Correspondances avec des interlocuteurs administratifs ou juridiques
- 📊 Transmission de rapports financiers ou de documents à valeur légale
- 🤝 Premiers échanges avec un partenaire ou un interlocuteur inconnu
Pour une candidature, par exemple, la formulation idéale ressemble à ceci : « Veuillez trouver ci-joint mon CV et ma lettre de motivation. En vous souhaitant bonne réception de ce dossier, je reste à votre disposition pour un entretien. » C’est précis, courtois, et cela montre une maîtrise des codes professionnels.

En revanche, cette formule devient contre-productive entre collègues proches, dans un échange urgent, ou dans une communication interne répétitive. Un mail de suivi quotidien entre collaborateurs n’a pas besoin de cette solennité. La lourdeur nuit alors à l’efficacité.
Il faut aussi noter une réalité que j’aime souligner en formation : techniquement, un mail arrive à destination si la bonne adresse est saisie. Nous ne sommes plus à l’époque des pigeons voyageurs susceptibles de se perdre en route. Cette formule porte donc davantage une valeur symbolique de politesse que d’utilité utile. Elle signale votre rigueur, elle n’assure pas la livraison.
| Contexte | Formule recommandée |
|---|---|
| 🏛️ Administratif / juridique | En vous souhaitant bonne réception (formule complète) |
| 💼 Commercial / nouveau client | En vous souhaitant bonne réception ou alternative courte |
| 👥 Collègues proches / interne | Formule informelle ou aucune formule |
| 📬 Mail groupé / notification | Vous en souhaitant bonne réception (avec référent clair) |
💡 Alternatives modernes et conseils pour éviter les maladresses
La langue française offre heureusement plusieurs options pour clore un message professionnel avec élégance. Voici quelques alternatives crédibles à « en vous souhaitant bonne réception », selon le niveau de formalité souhaité :
- Bonne réception (direct et sobre)
- Je vous souhaite une excellente réception (légèrement plus chaleureux)
- Je reste à votre disposition en cas de problème (pratique et ouvert)
- N’hésitez pas à me contacter si vous ne receviez pas ces documents (informatif)
- En espérant que ces éléments vous parviendront sans encombre (souple et poli)
Certaines erreurs reviennent systématiquement. L’absence de virgule avant la formule est fréquente : une virgule précède généralement l’expression dans la structure de fin de message. Les accumulations de plusieurs formules de politesse alourdissent inutilement le texte. Et placer cette tournure au mauvais endroit, en début de mail par exemple, la vide totalement de son sens.
Mon conseil concret, issu de vingt ans à accompagner des équipes sur leur communication : si vous n’avez pas mentionné clairement une pièce jointe dans le corps du message, n’utilisez pas cette formule. Elle devient alors creuse, voire absurde. Glissez simplement « Veuillez trouver ci-joint les documents mentionnés » dans votre paragraphe, et terminez par un sobre « Cordialement ». C’est souvent amplement suffisant.
Le vrai enjeu, c’est l’équilibre entre clarté, politesse et concision. Multiplier les formules ne renforce pas votre image professionnelle, cela la dilue. Choisissez une seule formule, adaptée à votre interlocuteur, et assumez-la pleinement. 😊
