EMDR avis négatif : Risques, contre-indications et réactions après séance de thérapie

| Points essentiels | Précisions importantes |
|---|---|
| 😰 réactions émotionnelles intenses possibles | Pleurs incontrôlables, instabilité émotionnelle prolongée pendant plusieurs semaines voire mois |
| ⚠️ risques de retraumatisation et dissociation | Possibilité de crises de panique, idées suicidaires, vertiges et nausées |
| 🚫 contre-indications pour certains profils | Éviter en cas de troubles psychotiques, schizophrénie ou dépression sévère |
| 🎓 qualification du praticien indispensable | Vérifier accréditation EMDR-France, supervision minimale de vingt heures obligatoire |
| 💰 investissement financier et temporel conséquent | Compter entre 50 et 100 euros par séance sur plusieurs mois |
Depuis vingt ans que j’accompagne des personnes en coaching, j’ai vu défiler pas mal de modes thérapeutiques.
L’EMDR fait partie de ces approches dont on parle beaucoup, souvent en bien, parfois moins. Je dois vous avouer que j’ai reçu récemment un entrepreneur d’un réseau local qui m’a raconté son expérience catastrophique avec cette méthode. Il est sorti d’une séance complètement retourné, en larmes dans sa voiture pendant une heure, incapable de conduire.
Ça m’a poussé à creuser sérieusement le sujet des risques liés à l’EMDR, parce qu’entre ce qui est vendu comme une solution miracle et la réalité du terrain, il y a parfois un sacré fossé.
😰 Les réactions difficiles après une séance d’EMDR
Parlons franchement de ce qui peut se passer après une séance. L’EMDR n’est pas une promenade de santé émotionnelle. J’ai entendu des témoignages de personnes qui décrivent des réactions émotionnelles intenses : pleurs incontrôlables, sensation d’être comme drogué, impression de perdre le contrôle de soi. Une connaissance du milieu associatif m’a raconté qu’elle se sentait complètement chamboulée pendant plusieurs jours après chaque séance, incapable de gérer ses émotions au travail.
Ce qui m’inquiète particulièrement, c’est cette instabilité émotionnelle prolongée que certains patients décrivent. Imaginez pleurer sans raison apparente pendant des semaines, vous énerver pour un rien, vous sentir complètement déstabilisé dans votre quotidien. Le cerveau travaille en profondeur pour intégrer les informations, certes, mais quand cette fatigue intense et cette déstabilisation s’installent sur plusieurs mois, il faut se poser des questions sérieuses.
Entre deux séances, d’autres phénomènes peuvent surgir. Des souvenirs enfouis remontent à la surface, comme une rangée de dominos qui s’effondre. Vous pouvez vous retrouver avec une réapparition temporaire des symptômes traumatiques : anxiété amplifiée, cauchemars qui reviennent en force, détresse émotionnelle qui vous réveille la nuit. Si vous cherchez à comprendre quels sont les 3 grands symptômes du stress post-traumatique, vous verrez que l’EMDR peut temporairement les réactiver avant de les apaiser.

⚠️ Les véritables dangers et contre-indications de cette approche
Maintenant, entrons dans le vif du sujet. Les principaux risques identifiés sont la retraumatisation, la dissociation et la levée d’amnésie traumatique. J’ai été bouleversé d’apprendre qu’une personne avait développé des crises de panique et des idées suicidaires après une séance d’EMDR, alors qu’elle n’en avait jamais eu auparavant. C’est gravissime et ça montre que cette technique n’est pas anodine.
Les épisodes dissociatifs sévères représentent un danger réel. Vous pouvez vous mettre à vous sentir coupé de vous-même, comme si vous étiez dans deux endroits simultanément ou dans un autre monde. Certains patients rapportent des nausées, des vertiges, une instabilité physique pendant qu’ils travaillent sur le souvenir traumatisant. Parmi les effets secondaires courants, on trouve aussi :
- 💢 Maux de tête persistants qui durent plusieurs jours
- 😴 Fatigue extrême nécessitant plusieurs jours de récupération
- 🌙 Troubles du sommeil avec réveils nocturnes fréquents
- 🔥 Perturbation émotionnelle intense pendant la séance elle-même
Pour les traumatismes complexes survenus dans l’enfance, l’EMDR n’est vraiment pas sans risque. Ces événements ont affecté en profondeur le développement psychique, la personnalité et les modalités d’attachement. Certains professionnels recommandent carrément de l’éviter dans ces cas-là. L’EMDR fonctionne mieux pour un gros traumatisme isolé que pour les stress post-traumatiques complexes avec multiples traumatismes accumulés.

Concernant les contre-indications formelles, la méthode est déconseillée aux personnes souffrant de troubles psychiatriques et psychotiques comme la psychose ou la schizophrénie, à cause d’une possible décompensation. L’EMDR ne peut pas traiter ces pathologies, même si elle peut servir de traitement d’appoint chez un patient stabilisé par un traitement psychiatrique approprié. Si vous traversez une dépression sévère, la question de l’opportunité de l’EMDR doit être sérieusement évaluée avec un professionnel compétent.
🎓 L’importance cruciale de la formation du praticien
Voilà un point qui m’énerve profondément : le manque de contrôle de cette pratique. J’ai croisé des personnes qui se disaient praticiens EMDR après une formation de quelques jours. C’est effarant. La technique peut sembler simple à effectuer et elle est très rémunératrice, ce qui attire malheureusement des charlatans.
Un praticien EMDR formé selon les standards européens doit impérativement s’assurer de votre stabilité émotionnelle avant de commencer. Il doit vous enseigner au moins deux méthodes de stabilisation, garantir que vous gardez le contrôle à tout moment et que vous pouvez interrompre le processus si nécessaire. Entre une et trois séances préparatoires sont nécessaires pour faire connaissance, expliquer la méthode, enseigner les techniques de stabilisation et établir un plan de ciblage.
Essayer une séance d’EMDR comme on essaie un cours de yoga est dangereux. Une haute activation émotionnelle qui dure n’est pas normale. Vous devez rester dans votre fenêtre de tolérance émotionnelle, ce qui ne signifie pas éviter les émotions mais les maintenir dans un cadre gérable. J’ai entendu parler d’une praticienne qui avait accusé sa patiente de mentir sur ses traumatismes quand la thérapie n’a pas fonctionné. C’est une erreur professionnelle gravissime, surtout compte tenu de la culpabilité irrationnelle des personnes traumatisées.
Pour vous aider à identifier un praticien sérieux, voici un tableau récapitulatif des formations et accréditations :
| Critère | Exigence minimale |
|---|---|
| 🎓 Formation initiale | Plusieurs jours dans un organisme dédié en France |
| 👁️ Supervision | Vingtaine d’heures minimum obligatoires |
| 💼 Pratique requise | Nombreux patients suivis sur au moins une année |
| ✅ Accréditation | Membre reconnu par EMDR-France avec engagement déontologique |
| 🔄 Formation continue | Évaluation tous les cinq ans |
Seuls les psychologues cliniciens, psychothérapeutes et psychiatres peuvent prétendre à l’accréditation EMDR. Si votre praticien n’a pas ces qualifications de base, fuyez. Pour approfondir votre compréhension des approches thérapeutiques, je vous invite à consulter des ressources comme ce guide sur le bien-être et la santé mentale.

🤔 Ce que vous devez savoir avant de vous lancer
Soyons clairs : la thérapie EMDR prend beaucoup d’énergie. Durant une séance, vous devez faire des mouvements rapides avec vos yeux tout en racontant vos traumatismes en détail, en appuyant lourdement sur les pires moments. L’épuisement en sortant est fréquent, d’où l’utilité de programmer les séances en fin de journée pour pouvoir rentrer vous reposer.
Le processus continue jusqu’à ce que le souvenir ne vous perturbe plus, puis le thérapeute vous aide à l’associer à une pensée constructive dénuée de négativité. Les séances durent entre soixante et quatre-vingt-dix minutes. Le nombre varie énormément : de trois séances pour un traumatisme isolé jusqu’à vingt séances sur plusieurs mois pour des cas complexes. Un traitement peut durer jusqu’à neuf mois.
Question budget, comptez entre cinquante et cent euros la séance, parfois plus selon la durée, le lieu et le statut du professionnel. Un remboursement partiel est possible avec les psychiatres conventionnés, le reste pouvant être pris en charge par certaines mutuelles. Sur plusieurs mois, l’investissement financier peut devenir conséquent.
Certains patients témoignent d’une absence totale de résultat malgré neuf mois de suivi, sans parvenir à désensibiliser quoi que ce soit. L’efficacité dépend beaucoup de votre confiance dans le thérapeute et de votre capacité à vous détendre correctement. L’EMDR n’est pas une solution universelle, et ça, il faut le dire clairement.
Malgré tout, l’EMDR reste reconnue par la Haute Autorité de Santé depuis 2007 pour les troubles de stress post-traumatique et leurs comorbidités. L’Organisation Mondiale de la Santé la préconise depuis 2013 comme traitement de première intention. Mais reconnaissance scientifique ne signifie pas efficacité garantie pour tous ni absence de risques. Comme toute thérapie, certains s’y retrouvent et d’autres pas. À vous de peser le pour et le contre avec un professionnel compétent avant de vous engager dans cette voie.