LE SYNDROME DE L’IMPOSTEUR
le doute systématique sur sa légitimité
Le syndrome de l’imposteur* est un biais cognitif qui s’exprime par un sentiment de ne pas être compétent, pas à la hauteur de la situation, et qui fait qu’on attribue nos réussites à des causes totalement extérieures à nous, comme le hasard, la chance…
On ne le rencontre pas uniquement dans le monde du travail. Il peut aussi impacter la vie sociale et personnelle.
* également appelé syndrome de l’autodidacte ou complexe d’imposture
Si je réussis, ce n’est pas à cause de moi
Le syndrome de l’imposteur génère un scepticisme permanent vis-à-vis de sa propre valeur, empêchant de s’attribuer le mérite de ses succès. Succès qu’on justifie à travers la chance, la coïncidence …
L’impression d’être surestimé et de ne pas mériter sa place provoque la crainte incessante que la preuve de notre incapacité sera faite tôt ou tard, et on s’attend à chaque instant à être démasqué comme l’imposteur qu’on croit être.
C’est une vraie peur qui engendre des stratégies de défense permanente, créant perfectionnisme, blocages, procrastination, stress, burn-out voire dépression.
Une petite histoire de décalage
Quand il y a trop de décalage entre la perception
de soi et la réalité de soi :
- si on sous-estime ses compétences, ses
capacités par rapport à la réalité du résultat,
c’est le syndrome de l’imposteur, - mais il existe aussi l’inverse, quand on
surestime ses compétences par rapport à la
réalité du résultat : on appelle ça l’effet
Dunning-Kruger
le schéma

Concrètement
prendre chaque expérience comme un moment privilégié pour travailler et nourrir l’estime de soi, • lâcher l’ego et ce que pensent les autres, • créer ses propres mantras positifs • célébrer chaque victoire pour augmenter sa légitimité, • accepter le droit à l’erreur comme source d’apprentissage • et se rappeler que les autres ont aussi leurs propres limites …
… illustré par le schéma suivant :

